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Matrocité des bourgeons fatigués

Mathieu St-Onge
3 Mars 2013

 

 

 Le service

On les habitue tranquillement entre deux comptines

À abattre des numéros abrutissants.

Les yeux infestés de néons,

Le pupitre comme oreiller,

Ils grandissent la colonne brisée.

 

Leurs dents grincent

les migraines pointent leurs neurones du doigt.

Obligés de boire un café pour son effet,

Pour être alerte dans un travail

Dont ils sont dépossédés.

 

Les aiguilles ralentissent leur temps.

Dépression et sommeil

Agitation et insomnie. 

 

 

 

La richesse 

Le tas de bijoux qu'on ramassera au porte-poussière.

La citation qui dit que les humains verront que l'argent se mange pas

Au loin j'entends l'or en goutte fuyant par le drain.

La multiplication des famines

Les inondations qui copulent

Le désert qui remplace la vie.

Pourquoi peindre fuck les pinceaux j'ai peur je vais faire pousser des légumes tsé!

 

 

 

La volonté

Ce qui reste de science,

Avant de retourner vers la peur

On a fait taire la musique

Et brisé le dernier séquenceur

On a refusé le soleil

Pour respirer le fossile.

 

Les petits gestes raisonnables

L'organisation de l'harmonie

Submergés par les tempêtes

Enfouis dans la lie

 

 

La survie

Survivant dans les montagnes

Dans des abris de fortunes

Les hommes et leurs compagnes

Dans des immondes communes

 

De nouvelles lois dirigent leurs vies

Le meurtre est moins banal

Infections, bactéries

Retour aux peurs médiévales

 

Les anciens vestons-cravates

Se promèneront à demi-nus

Ils auront l'air de granols

Mais se nourriront de viande crue

 

 

 

 

La vengeance

Le monde s'écroule lentement

Ou sinon d'un coup sec

Il pousse comme un champignon

Ou rampe comme le cancer

 

Ses carcasses de béton

Fragiles comme la santé

N'ont ni bras ni chainsaw

Contre les racines obstinés

 

 

 

 

La mort

Le silence définitif de la grande nuit

Les cocons-barricades en lambeaux

Les ruines lestées de leurs fardeaux

La paix minérale la fin de la sauvagerie

 

 

 

 

 

Le souvenir

À travers tout ça je me suis demandé:

À quoi bon l'art dans le chaos de la survie?

À quoi serviront ces peintures en cas de sécheresse?

Vais-je en être réduit un jour à me chauffer avec ces toiles?

Peu importe, c'était le témoignage d'une journée désolante.

Un dialogue entre un pinceau et des bourgeons fatigués 

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